Anxiété et crises d’angoisse : comprendre ce qui se joue pour retrouver confiance & sérénité

heart shaped hole on a brown wooden fence

L’angoisse, je ne l’ai pas découverte dans un livre ou pendant une formation. Je la connais depuis que je suis enfant. Je me souviens avoir commencé à ressentir de l’angoisse autour de mes 7 ans. À l’époque évidemment, je n’aurais pas su mettre ce mot dessus. Je savais simplement qu’il se passait quelque chose à l’intérieur de moi, quelque chose d’inconfortable, d’envahissant, parfois difficile à comprendre.

Puis est arrivée l’adolescence, et avec elle une autre forme d’anxiété qui a pris énormément de place dans ma vie : l’hypocondrie. J’étais totalement focalisée sur mon corps, sur les sensations que je pouvais ressentir, sur la peur qu’elles puissent annoncer quelque chose de grave. Un symptôme pouvait devenir une source d’inquiétude immense et mon cerveau était capable de construire, à partir d’une simple sensation physique, le scénario le plus catastrophique possible. Et forcément, lorsque l’on a peur de son propre corps, chaque nouvelle sensation peut devenir une menace.

Quand l’angoisse devient une crise de panique

Vers mes 20 ans, j’ai connu mes premières véritables crises de panique. Et là, on passe encore à autre chose. Le cœur qui s’emballe, les sensations physiques qui deviennent extrêmement fortes, l’impression que quelque chose de grave est en train de se produire, la peur de perdre le contrôle, de s’évanouir, de mourir parfois. J’ai vécu des crises suffisamment impressionnantes pour appeler les pompiers, persuadée que quelque chose n’allait réellement pas dans mon corps.

C’est aussi ce qui rend les crises d’angoisse si difficiles à expliquer à quelqu’un qui ne les a jamais vécues. On peut savoir intellectuellement que « c’est de l’angoisse » et pourtant, au moment où elle arrive, le corps, lui, semble nous hurler qu’il y a un danger. Et quand on a été hypocondriaque comme je l’étais, tu imagines bien le joyeux cocktail. Une sensation provoque une peur, la peur amplifie les sensations, les sensations renforcent la conviction qu’il se passe quelque chose… et la boucle est lancée.

Anxiété, crise d’angoisse, crise de panique : de quoi parle-t-on ?

L’anxiété est une réaction normale de notre organisme face à une menace ou à une situation que nous percevons comme inquiétante. Elle devient particulièrement difficile à vivre lorsqu’elle est très fréquente, intense, qu’elle apparaît sans danger identifiable ou qu’elle commence à limiter notre quotidien.

Une crise de panique correspond, elle, à une montée brutale de peur ou de malaise intense, accompagnée de symptômes physiques ou psychiques qui peuvent être extrêmement impressionnants : palpitations, tremblements, sensation d’étouffement, vertiges, oppression, peur de perdre le contrôle ou de mourir. Et justement parce que ces symptômes peuvent ressembler à ceux d’autres problèmes de santé, une première crise importante ou des symptômes inhabituels méritent d’être évalués médicalement. Il ne faut pas automatiquement attribuer à l’anxiété quelque chose qui pourrait avoir une autre origine.

Puis ma nuit noire de l’âme est arrivée

Les crises d’angoisse ont ensuite rencontré une période beaucoup plus vaste de mon histoire : ma nuit noire de l’âme, ou comme j’aime aussi l’appeler, ma nuit noire de l’Ego. À ce moment-là, ce n’était plus seulement la peur d’une maladie ou une crise ponctuelle. Toute ma sécurité intérieure, ma perception de moi-même et de la vie ont été profondément remises en question.

J’ai traversé des périodes d’angoisse, de phobies, de perte de repères, de dépersonnalisation et de déréalisation. Et pendant longtemps, j’ai cherché comment faire pour simplement ne plus ressentir tout ça. Avec le recul, j’ai compris que mon chemin ne consistait pas uniquement à apprendre à calmer une crise lorsqu’elle arrivait. J’avais besoin de comprendre pourquoi mon système se mettait si souvent en état d’alerte. Et c’est là que le véritable travail a commencé.

J’ai dû décortiquer beaucoup, beaucoup de choses

Je n’ai pas trouvé une respiration magique qui a fait disparaître vingt ans d’angoisse en trois minutes. J’ai dû décortiquer plein de choses : apprendre à connaître mon fonctionnement, comprendre mes peurs, observer mes pensées, rencontrer certaines blessures, comprendre mon rapport au contrôle et à la sécurité, revenir dans mon corps au lieu d’en avoir peur, apprendre à reconnaître mes limites, mes besoins et mes émotions, travailler mon ancrage, explorer mon histoire, mes relations, mes croyances et certains schémas qui se répétaient.

Mon parcours m’a également amenée vers l’énergétique, le chamanisme, la connaissance de soi et le travail psycho-émotionnel, qui sont venus enrichir ma façon de comprendre ce que je traversais. Cela n’a pas été linéaire et surtout, cela n’a pas été instantané. Mais les résultats sont là.

Aujourd’hui, l’angoisse ne dirige plus ma vie

Je ne vais pas te raconter qu’aujourd’hui je ne ressens plus jamais aucune angoisse. Ce serait faux, et je trouve beaucoup plus intéressant de raconter la réalité. Il peut encore m’arriver d’en ressentir. Mais aujourd’hui, mes crises se comptent sur les doigts d’une main sur une année… parfois même sur deux années.

Et surtout, lorsqu’une angoisse arrive, je ne la vis plus du tout de la même manière. Je peux généralement comprendre pourquoi elle est là. Je sais observer ce qui se passe en moi. Je connais beaucoup mieux mon système, mes déclencheurs et les outils qui peuvent m’aider. Je ne pars plus immédiatement dans cette spirale où la peur de l’angoisse vient nourrir encore davantage l’angoisse. Elle peut passer, et moi, je peux continuer à vivre.

Quand je repense à l’adolescente hypocondriaque que j’étais ou à cette jeune femme d’une vingtaine d’années capable d’appeler les pompiers en pleine crise de panique, je mesure réellement le chemin parcouru. Aujourd’hui, j’ai confiance en moi. J’ai confiance en mon corps. Et j’ai retrouvé une confiance profonde en la vie. Et ça… ça change tout.

L’objectif n’est pas forcément de ne plus jamais ressentir d’angoisse

C’est aussi quelque chose que mon parcours m’a appris. L’angoisse est une émotion humaine. Notre système d’alerte n’est pas notre ennemi : il est justement conçu pour nous protéger. Le problème apparaît lorsqu’il se déclenche continuellement, beaucoup trop fort ou dans des situations où nous ne sommes pas réellement en danger.

Pendant longtemps, mon objectif aurait probablement été : « Je veux que ça disparaisse pour toujours. » Aujourd’hui, ma vision est différente. Je veux pouvoir écouter ce qui se passe en moi sans être terrorisée par ce que je ressens, comprendre les messages de mon corps sans imaginer immédiatement le pire, savoir reconnaître lorsqu’un véritable danger existe… et lorsqu’un ancien mécanisme d’alarme vient simplement de s’activer.

C’est cette connaissance de moi qui m’a donné une liberté immense. Je ne contrôle pas absolument tout ce qui peut se passer à l’intérieur de moi. Mais je n’en ai plus peur comme avant.

C’est aussi ce que j’ai envie de transmettre aujourd’hui

Si j’accompagne aujourd’hui des personnes qui traversent des périodes d’anxiété, de perte de repères ou de bouleversement intérieur, ce n’est pas parce que je possède une méthode miracle contre les crises d’angoisse. C’est parce que je sais à quel point elles peuvent prendre toute la place. Je sais ce que c’est d’avoir peur de son propre corps, de surveiller ses sensations, d’anticiper la prochaine crise, de ne plus faire certaines choses par peur de se sentir mal. Et je sais aussi ce que cela représente de retrouver progressivement suffisamment de sécurité intérieure pour recommencer à vivre pleinement.

Dans mes séances Éclai’Rieuses, nous pouvons aller regarder ensemble ce qui se joue derrière ce que tu traverses : tes peurs, tes émotions, certains automatismes, ton histoire, ton rapport à ton corps, ton besoin de contrôle ou de sécurité, mais aussi tes ressources. Selon ce qui émerge, mon approche peut mêler travail psycho-émotionnel, connaissance de soi, énergétique, chamanisme, intuition et travail d’ancrage.

Je ne te promets pas de faire disparaître ton anxiété. En revanche, je peux t’aider à mieux te comprendre, retrouver des outils, développer une relation différente avec ce qui se passe en toi et retrouver progressivement davantage de confiance en toi, en ton corps et en la vie. Parce que je sais aujourd’hui, pour l’avoir vécu, à quel point la vie peut être différente lorsque la peur cesse enfin d’en tenir le volant.

Se faire accompagner peut aussi être essentiel

L’anxiété et les crises de panique sont des problématiques de santé reconnues et peuvent nécessiter un accompagnement par un médecin, un psychologue ou un psychiatre, notamment lorsqu’elles sont fréquentes, très intenses ou qu’elles empêchent de vivre normalement. Mon approche est complémentaire et ne remplace ni un diagnostic, ni une psychothérapie, ni un traitement médical lorsqu’ils sont nécessaires.

Et pour moi, il n’y a aucune contradiction entre les deux. Prendre soin de soi peut aussi vouloir dire utiliser plusieurs ressources et accepter d’être accompagné lorsque l’on en a besoin.

Et si l’angoisse arrêtait progressivement de décider à ta place ?

Si tu es actuellement au cœur de cette tempête, mon histoire ne signifie évidemment pas que ton chemin sera identique au mien. Mais elle permet au moins de te montrer quelque chose que j’aurais aimé savoir lorsque j’étais moi-même en plein dedans : notre relation à l’angoisse peut profondément évoluer.

Je suis passée d’une enfant qui connaissait déjà l’angoisse, à une adolescente totalement hypocondriaque, puis à une jeune femme faisant des crises de panique suffisamment fortes pour appeler les pompiers. Aujourd’hui, je vis. Je fais confiance à mon corps. Je voyage. J’expérimente. J’écoute ce qui se passe en moi sans penser systématiquement que quelque chose de terrible va arriver. Je revis.

Et si tu es actuellement à l’endroit où tout cela te paraît encore impossible, alors peut-être que je peux simplement te montrer qu’un autre rapport à toi-même et à la peur peut exister. 🌿